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Provence-Alpes-Côte d’Azur, Alpes-Maritimes (06). Nice, 41, av. Raymond Comboul. Cadastre section LS - 390 (-492). Niveau de l'âge du Bronze final et établissement antique de la plaine niçoise : Volume I : Données administratives, techniques et scientifiques / Résultats / Annexes ; Volume II : Inventaires / Planches stratigraphiques illustrées

Résumé : Sous l'égide du SRA de PACA, un terrain de 1700 m2 a été mis à disposition par la BNP-Paribas pour la réalisation d'opérations d'archéologie préventive, au 41 de l'avenue Raymond-Comboul à Nice (06000). En février 2012, le Service d'Archéologie de la Ville de Nice a procédé au diagnostic (Damotte 2012). Entre la mi-juillet et la mi-octobre 2012, l'INRAP a pris en charge la fouille des niveaux romains et protohistoriques découverts. La parcelle est localisée au sud du quartier de Fuònt Cauda ("Fonte calida" : "source chaude"), directement en contrebas de la colline de CEMENELUM (chef-lieu des Alpes Maritimes romaines). Aux alentours des 18 m NGF, la zone de fouille se situe dans un cône d'érosion à la transition entre la dépression alluviale niçoise et le versant sud-ouest du socle de Cimiez. Sous les remblais antiques, un horizon hydromorphe, d'une trentaine de centimètres d'épaisseur maximum, a livré des éléments de faune et céramiques majoritairement attribuables au début du Bronze final liguro-provençal (env. 1275-1150 av. J.-C). Sa moitié inférieure semble correspondre à un paléosol avec accumulation de gros galets remaniés, ayant piégé un mobilier détritique relativement abondant et peu altéré. L'absence de vestiges composites (faits en creux ou bâtis) et d'organisation structurée des artefacts et éléments lithiques semble exclure une occupation in situ, mais plutôt correspondre à une zone de rejets à proximité d'un habitat ou d'une aire d'activité. La mise au jour des niveaux antiques a révélé une concentration importante de vestiges bâtis et en creux datables de l'intervalle Ier s. av. / VIIe s. ap. J.-C. Le décapage partiel du site et plusieurs perturbations récentes, au nord et au centre, ne permettent qu'une vision incomplète de l'organisation. Les niveaux antiques conservés les plus anciens correspondent à une phase de préparation des sols, préalable à la construction des murs principaux. Le nivellement du terrain se traduit par le décaissement des sols géologiques dans la partie nord et le remblai des couches humides à l'ouest et au sud. Ces horizons ont livré des éléments céramiques tardo-républicains suggérant une fondation pendant la seconde moitié du Ier s. ap. J.-C. Le plan directeur complet de l'établissement demeure inconnu. Il semble établi à partir d'un rectangle central orienté OSO/ENE, d'environ 26 m par 42 m, avec excroissances sur les côtés centre-nord, sud-est, ainsi que sud-ouest et être en partie symétrique. Il est possible que l'unité mise au jour fasse partie d'un complexe ou domaine beaucoup plus étendu... Des pièces principales, formées par des murs porteurs et / ou des alignements de bases de piliers, sont réparties sur le pourtour d'un espace rectangulaire légèrement excentré vers le sud-ouest, qui semble correspondre à une cour principale. Cette trame initiale, hormis des remaniements ponctuels des élévations, perdure jusqu'à l'abandon du site. La présence de canalisations maçonnées de type "aqueduc" témoignent de l'existence d'un système élaboré de gestion des eaux. Au fil des siècles, des murs liés à la terre viennent compléter cette ossature initiale. Cinq phases principales de réaménagements, de récupérations et de préparations de sols ont pu être individualisées sur l'ensemble de l'implantation. Pour le Ier s. ap. J.-C., une activité de tissage semble attestée par la présence de nombreux pesons sur la surface d'un sol empierré excavé. Dans les niveaux du Haut-Empire, la quantité relativement importante de dolia d'origine locale, notamment produits entre le milieu du Ier s. et le IIe s. ap. J.-C., suggèrent une activité de stockage dans le cadre d'une activité agricole. Au sud-est de l'emprise, on peut souligner la présence d'un petit bassin thermal à partir du IIe s. ou du début du IIIe s. ap. J.-C. Aux Ve et VIe s. ap. J.-C., plusieurs petits bassins à cupules en mortier sont présents dans la partie centre-orientale de l'emprise. Les analyses organiques des tuileaux ont permis d'attester leur fonction en tant que cuves dédiées à la production de vin. Ce type d'organisation et ces éléments évoquent un établissement au moins en partie à vocation agricole. L'absence de structure caractéristique d'une domus ou de ruelle (ambitus) semble écarter l'hypothèse d'un habitat urbain de faubourg. La densité des installations pourrait découler de contraintes topographiques ou cadastrales (périurbaines ?). L'indice le plus récent pour la période tardo-antique est une amphore africaine écrasée en place de type Keay 61, produite à partir de 600 ap. J.-C. Cet élément semble indiquer un abandon du site au cours du VIIe s. ap. J.-C.
Document type :
Reports
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https://hal-inrap.archives-ouvertes.fr/hal-02885282
Contributor : Gilles Desrayaud <>
Submitted on : Tuesday, June 30, 2020 - 3:27:12 PM
Last modification on : Friday, July 10, 2020 - 3:42:59 AM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02885282, version 1

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Citation

Gilles Desrayaud, Lise Damotte, Alain Grandieux, Romuald Mercurin, Catherine Richarté, et al.. Provence-Alpes-Côte d’Azur, Alpes-Maritimes (06). Nice, 41, av. Raymond Comboul. Cadastre section LS - 390 (-492). Niveau de l'âge du Bronze final et établissement antique de la plaine niçoise : Volume I : Données administratives, techniques et scientifiques / Résultats / Annexes ; Volume II : Inventaires / Planches stratigraphiques illustrées. [Rapport de recherche] Institut National de Recherches Archéologiques Préventives. 2015. ⟨hal-02885282⟩

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