Chiusevia : Haute-Corse (2B), Ghisonaccia : Rapport de diagnostic

Résumé : Le diagnostic s’est révélé positif malgré une faible conservation des vestiges, des recouvrements très modestes et une destruction partielle du site. L’essentiel des structures occupe presque la totalité des parcelles diagnostiquées mais la concentration principale est localisée au centre et couvre une surface approximative de près de 1200 m², soit environ une aire ovale de 42 m par 28 m. Autour du "cœur" de ce site gravitent quelques structures en creux, surtout au sud-est. Enfin, un fossé semble délimiter au sud l’emprise maximum du site bâti. La chronologie de cette occupation pourrait être relativement homogène et serait centrée sur la période antique, et plus précisément durant la République romaine, autour des IIe et Ier siècles avant J.-C. Ce diagnostic a donc permis la découverte d’un site rural d’époque républicaine installé le long d’un petit cours d’eau côtier et structuré de manière assez dense. Il présente plusieurs pièces bâties utilisant des techniques mixtes. Les murs sont caractérisés par des solins en galets supportant des élévations en terre. Ces maçonneries sont associées à des toitures en tuiles et quelques nodules de mortier sont présents dans les sédimentations de sols équipant ces espaces. Ces derniers sont la plupart du temps construits sur vide sanitaire et plancher. Leur arasement ne renseigne en revanche que peu sur la nature fonctionnelle des pièces. Par conséquent, les activités développées dans cet établissement restent, en l’état actuel des choses, non documentées. Outre ce site rural, quelques structures éparses situées dans la partie sud sont associées à un horizon anthropisé pouvant être assez ancien. Elles restent néanmoins très isolées et sont difficiles à interpréter plus avant pour l’instant. Par ailleurs, le sédiment argileux utilisé pour bâtir les architectures contient un mobilier plus ancien au sein duquel se distinguent de nombreux fragments d'amphores étrusques. Ces vestiges pourraient indiquer l’existence d’un état antérieur, compris entre le VIe et le IVe siècles avant J.-C mais, en l’état, non documenté avec certitude. Dans tous les cas, la rareté de ces importations est à souligner puisque les découvertes terrestres en dehors de l’emporion d’Aleria sont limitées à trois sites, tous sur la côte orientale de la Corse : Alistro à San Giuliano, I Palazzi à Venzolasca et Cozza Torta à Porto-Vecchio. Le petit site de Chjusavia, pourrait donc être interprété comme un lieu de débarcadère (limen ou epineion) à l’embouchure du Fium’Orbu et paradoxalement trouver une place de premier choix dans les réseaux commerciaux archaïques tyrrhéniens
Type de document :
Rapport
[Rapport Technique] FA08025401, Inrap. 2016, 80 p
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https://hal-inrap.archives-ouvertes.fr/hal-01504954
Contributeur : Maxime Seguin <>
Soumis le : lundi 10 avril 2017 - 16:50:28
Dernière modification le : mardi 9 janvier 2018 - 09:56:07

Identifiants

  • HAL Id : hal-01504954, version 1

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Citation

Pascal Tramoni, Ghislain Vincent, Maxime Seguin, Josselyne Guerre. Chiusevia : Haute-Corse (2B), Ghisonaccia : Rapport de diagnostic. [Rapport Technique] FA08025401, Inrap. 2016, 80 p. 〈hal-01504954〉

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